La fin de l'empire du dernier des tyrannosaures!

La fin de l’empire du dernier des tyrannosaures!
La fin de l'empire du dernier des tyrannosaures

Est –il besoin de trop expliquer le titre insolite d'une épitaphe de la mémoire d'un tyran ?

On préjugeait que le monde avait fini avec le césarisme et la tyrannie, mais au bout du compte, il faudra qu'Hitler, Pol Pot, Franco et Enver Hoxha, se soient attachés à observer ce qui s'est passé aux Comores avec la précision d'un entomologiste en vue de mieux les brocarder.


À la dégénérescence du soleil, le temps s'alanguit, il fallait une bordée sur l'Ile. Ce jour là, nous tombons en calme à l'abri de soudards du tyran Bacar, dans cette côte de l'océan indien. À la chute du jour, nous entrons dans une autre baie formée par l'Ile et par les beaux rivages de ce pays lunatique.
La mer est comme un miroir, dont on peut lire ce qui est l'objet de notre aventure (piloter une opération militaire pour chasser du pouvoir le colonel Mohamed Bacar). Mais, il nous semble voguer sur un torrent d'anxiété dont le cours flegmatique nous porte jusqu'au mouillage. Nous jetons l'ancre au moment où la nuit tombe dans un have littoral.

Dans nos pensées, que de sombres images de drames et d'affliction, des morts et des mourants entassés par monceaux. Nous ne voyons à travers l'infini de l'horizon que de théâtre d'hostilité où s'affrontent des enfants de même sang qui naguère partageaient le même destin. Dans notre pensée profonde, on voit défiler des couleurs d'agonie de tous ces innocents qu'à coup sur de vouloir mettre en péril l'armée de Bacar, on n'arrivera pas à les épargnés du drame.

Mais notre combat est un mal plus que nécessaire, car s'il n'en est pas ainsi, notre rôle de combattant et garant de l'unité n'aurait donc d'autre turbin que de servir d'obscur devoir en habillant cette passion qui est la notre, d'une parure d'humiliation et d'affront. Aujourd'hui, il faudra réveillez avec les armes ces hommes pour qui le pouvoir est un drogue prodigieusement fatale au sens comme à la subtilité.

Telle est donc l'incursion de l'armée régulière comorienne et les troupes de l'Union Africaine sur l'Iles d'Anjouan pour déloger le colonel Bacar.

Qu'importe que la dictature, cette barbarie à visage humain, ait été émise par un homme doté d'un formidable et effarant appétit du pouvoir. Qu'importe qu'elle ait été émise et soutenue dans un contexte assez circonstanciel : celui du prétendu pays des droits de l'homme qui a déjà usurpé son nom en rabaissant l'Afrique et qui continue à usurper des prérogatives qui n'appartiennent qu'à un peuple libre constitué par la même histoire et le même destin.

Face aux cohortes de thuriféraires des différents pouvoirs, Bacar ,notre loufoque a campé sur une profession résolument opiniâtre ; celle des vieux démons de l'Afrique, Sékou Touré, Idi Amin Dada, Jean Bedel Bokassa, qui ont bercé le continent durant des années dans une tragie- comédie d'absolutisme et de règne sans partage dont nulle effigie n'a puis s'endetter. Socialement inconfortable, humainement malheureux mais viscéralement jovial, il a emprunté prosaïquement la voie des despotes aigrefins du monde, celle déambulée par Augusto Pinochet, Nicolae Ceausescu, scrutée par Jaruzelski, et acquiescée par Salazar et ses acolytes, qui durant des décennies ont promené en touriste dans l'histoire de leurs pays, dont les peuples les désarçonnent mais ne les retiennent pas. Mais, il serait superfétatoire et vacuité d'évoquer ici les grands exemples humanitaires dont l'histoire a conservé le sillage, durablement dessiné dans les ouvrages et la pierre.

Trop obstiné dans son apostolat de vouloir tout mettre à plat, notre homme a réussi à entrer au Panthéon de derniers des autocrates. Mais aux yeux des comoriens, il est passé par la petite fenêtre de l'histoire, qui pour le remémorer, garderont de lui l'image d'un tortionnaire sans vergogne qui a dodeliner son pays dans la misère en l'exposant dans la huée et la dérision du monde. Et qui par convulsion, a inscrit son pays au casting du syndicat de la dictature africaine. Ce fut une odyssée névralgique pour le peuple comorien. Un rebondissement mise en scène par un homme, un authentique vampire moderne dont le pouvoir est une obsession et qui n'avait le courage de rien au fond de son monastère.

L'éventail d'un dictateur avec sa volonté prométhéenne dépend de son appétence, de sa concupiscence plus que la volonté générale de sa nation. Ses choix sont à la fois plus abscons et plus ésotériques. Fuyant toute mysticité et tout attachement de valeurs, se consacrant spécifiquement à son art, il se résigne aux éloges orphiques de ses acolytes et se considère comme la mesure de toute chose et donc le nombril de son bataillon, tout en savourant le prix d'une liberté arrachée à ses citoyens innocents. Telle est donc, ce qui a fasciné notre dictateur, qui en devenant une machine à terreur, un ustensile d'obscénité, a bravé le mythe des Iles de la lune qui fait des Comores un havre de paix avant d'être une nation. Il a marqué son histoire nécrose en lithographiant son empreint de façon indélébile dans la mémoire des comoriens.

L'histoire est dans l'ordre imminence, une figure du destin de l'homme, une version héroïque et parfois meurtrière de son aventure sur la terre qui est la poursuite d'un bien connu(le pouvoir) mais non pas inconcevable. Pour les hommes nobles et les héros, le sens de l'histoire, c'est d'abord la place imminente qu'y occupe l'homme. Au point que l'homme fait l'histoire, et que l'histoire fait l'homme. Malheureusement, comme dans un couple véritable, Mohamed Bacar et son histoire sont si étroitement liés qu'il est aujourd'hui impossible savoir qui appartient à qui. Mais toute est dans l'idée qu'on se fait du pouvoir. Aujourd'hui, mise à part la tyrannie de notre homme, le ronron juridico-séparatisme que charrient nos mentors nous envenime.

Car c'est dans cette amphore à moitié vide où grouille la myriade de séparatisme qui pousse nos Iles à se pavaner au boulevard de l'effondrement. Cette dichotomie teintée de manichéisme est le sort réservé à nos Iles. Par là, j'opine que déshériter Bacar et le bannir est une chose, peut être la plus féerique que les Comores n'aient jamais connue, mais essoucher et déraciner le séparatisme dans notre pays, en est une autre bataille. Car dans l'imaginaire collectif, il y a toujours d'autres qui veillent sous un brasier derrière le décor et qui attendent l'occasion pour enflammer avec outrecuidance ce qu'ils aspirent comme doctrine pour disloquer le pays.

Un autre variable alimente cette pensée, celui de l'Etat de droit de l'homme. Ce pays, qui pour une avidité démesurée et un appétit phénoménal, ne parle de droits de l'homme que pour faire oublier le droit des peuples. Mais quelle liberté pour l'homme s'il n'est le citoyen d'un peuple libre ?
D'une nation qui s'appartient elle-même ?

Le jeu de la France tel que j'épelle ici comme « le syllogisme mental » n'est qu'un ½uvre outré et désobligeant qui se grise chaque jour de ses moyens et y trouve une arrogance et mépris provocants. La douce violence permanente exercée par la France à notre pays, ses apparentes exigences démocratiques et son soi-disant solidarité et aide au peuple comorien, sont aujourd'hui révélatrices d'un inconscient politique qui constitue une machine terriblement flou au point de s'offrir une irrévérence et un affront en prime de culpabilité.

La France exerce sans vergogne sa domination somatique, mentale et financière en Afrique et aux Comores en particulier pour s'assurer d'une manipulation remblayée après avoir failli son rôle de colonisateur au c½ur de la mêlée. Elle continue à clamer sa douleur ancestrale de respect de droits de l'homme, mais en même temps poursuit fatalement son art subtil qui consiste à préserver ses arrérages et ses intérêts permanents.

Aujourd'hui, on aperçoit dans l'illimité, une dégradation d'ordre psychique de l'histoire établit par la domination, le pouvoir et la richesse au sens théocratique où un Etat devient Dieu pour les pays qu'il satellise et non pas démocratiquement mais autoritairement.

La France, ce pays de droits de l'homme, voudrait la démocratie pour ses facilitées et son aisance, sans ses rigueurs, de même qu'elle veut la liberté pour la permission qu'elle donne, non pour la responsabilité qu'elle implique. La preuve en est qu'aujourd'hui, ce qui lui est valable n'est pas forcement admissible aux autres pays. Et c'est sans doute au nom de la liberté et des droits de l'homme. Pour ainsi dire, la démocratie est devenue le pylône de la France et paradoxalement, elle demeure son enfant pauvre. Au nom des droits de l'homme, la France a défendu avec aplomb et audace le rapatriement des membres de l'Arche de zoé qui s'apprêtaient à enlever 103 enfants supposés orphelins du Darfour pour qu'ils soient jugés en France. Au nom de ce même labyrinthe de droits de l'homme, la France examine la demande d'asile politique d'un dictateur et c'est après l'avoir exfiltré. Mais cette épiphénomène n'étonnera que ceux qui naguère s'extasiés et qui se pâmés du grand sophisme politique de ce pays.

Un pays que lorsqu'on nous parle de lui, c'est à notre seule puissance d'oubli que l'on fait confiance, et au terme de laquelle, il force notre mémoires non pas à se souvenir comme elle se doit, mais à oublier, non pas à assurer une continuité mais à s'égarer dans des illusions et à faire de lui notre paternelle. Pourtant, aujourd'hui, les Comores ont des doutes qui trahissent leur confiance quant à la réelle indifférence des français pour la France. On voit à quel naufrage désespéré est conduit ce peuple si fort et puissant, bien attaché à des valeurs humaines, mais qui a du mal à refuser l'aléatoire et la futilité.

En effet, il est du devoir des citoyens français, sans pour autant faire de l'ingérence, de dénoncer le rôle de leur pays dans le maintien de sa politique de la France-Afrique, qui agresse gravement aux Droits des Etats Africains universellement reconnus et qui s'adonne une avanie à l'honnêteté de ces pays. Il s'agit pour les français, d'exprimer un rejet ferme de cette hégémonie qui est aussi une nouvelle forme d'esclavage moderne et des discours qui tapisseraient à faire d'elle un archétype politique pour l'Afrique. Car, s'il en n'est pas ainsi, leur force ne serai qu'un ostracisme mental nourri par une dangereuse faiblesse qui de l'autorité tutélaire ne maintiendrait plus que l'arbitraire qui en est le hochet.

En définitive, une telle pensée serait enivrée de sa propre fébrilité, si en infinité d'emphase, ne flagorne pas la victoire de l'Armée Nationale de Développement, qui a sustenté la liberté, l'unité et la dignité de notre pays. Et par-dessus de tout, la fierté et le mérite reviennent à tous les comoriens et partout où ils se trouvent pour avoir véhiculé un message de civilisation en criant si haut et fort ce que les africains et les peuples du monde pensent tout bas.



# Posté le lundi 14 avril 2008 17:38
Modifié le mardi 15 avril 2008 20:08

1 clic!

1 clic!
mñ clïc dє dєlïя

ĉ'ξsţ Ait £t Ñomane,đєs þŏtŏs de Mŏяŏñi


# Posté le mercredi 26 mars 2008 20:58

hadidja

hadidja
ĉ'£śt ũñ þti pōsє dє Hάdïdjά
ũñe άmïe süþer tïgέn
£ŁŁe rєprєśєñtє grάv lє blєd là õü £l hάbïtє
# Posté le vendredi 14 mars 2008 13:03
Modifié le vendredi 14 mars 2008 15:20

1 ti pose

1 ti pose
ún põś£ Ðέjєuñé έñ cŏmþάgñi de Йasser et mõn poto Ϋoussef
# Posté le lundi 03 mars 2008 05:32

les artisans de la guerre

les artisans de la guerre
On fait la guerre quant on veut mais on l'arrête quant on peut

dédicace

A tous ceux qui veulent faire recours à la violence
pour résoudre les problèmes de notre pays

qu'iles sachent que
la guerre n'est ni une solution
ni une fin en soi



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la guerre

Comme un possédé, elle erre dans le désert
Nul ne penserait s'approchait de sa lisière


Aujourd'hui, comme des éclaires qui pourfendent les ténèbres
elle avance avec une guinguette affable


La voila qui chevronne mon archipel
Pour faire mal avec son cortex de ruine indélébile

Rien dans ce monde ne lui sourit
Ce bourreau nimbé d'imprécation et de meurtrit


Hélas, aujourd'hui, mon pays la réclame
Sans doute elle viendra darder son flamme


J'ai tenté de fuir mais elle est empicasse
Et elle revient en force des que je la chasse



J'ai beau me barricadé elle est si tenace
Elle ne compatit guerre et reste de glace


Souveraine absolue, elle règne déjà sur les c½urs de mes confrères
Ceux d'Anjouan, avec les pierres, les couleuvrines des saillies taillées ne s'indiffèrent



A Ngazidja les revêches se dégrafent avec des canons entre les houles
Bouillants et impatients, on n'a pas peur si le sang coule



O pays ! si je peux tarir le déluge de ces vagues de carnage
Qui bientôt fera englouti l'euphorie de ton beau paysage


Mais je n'ai que des paroles allusives qui me consolent
En priant que guerre s'avorte et que rien ne nous désole

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# Posté le jeudi 07 février 2008 10:26
Modifié le lundi 12 mai 2008 10:16