analyse et perspective de la mondialisation face à l'économie comorienne

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la mondialisation face à l'économie comorienne


Considérée comme l'une des questions préliminaires d'ordre politique, la mondialisation est un phénomène universel qui est devenu sujet de controverse fondé sur des confrontations des models sociaux économiques des différentes nations. Elle s'inscrit d'ores et déjà au premier plan du débat de la politique de chaque pays.

Pendant que les uns sont prêts et que les autres se préparent pour cette course, notre pays quant à lui s'apprête à être le meilleur des spectateurs de ce marathon. Rien n'est analysé par les autorités et on préfère plutôt être les témoins de notre propre faiblesse.
Alexandre Sanguinetti disait que : « il n'y a pas de grandes et de petites nations, mais seulement des nations qui montent et des nations qui déclinent ».
Mais où sommes-nous donc placés ?

La mondialisation est une problématique qui est associée à celle du déclin et du dépérissement des Etats. Les frontières de l'économie déborderaient les frontières politiques sapant ainsi l'autorité publique. Cette relation négative entre l'ouverture croissante de l'économie et les poids de l'Etat peut être vérifié selon la nature du pays. Ceux qui ont attrapé la chimie du cerveau définissent ce phénomène de mondialisation comme à la fois un bien et un mal. Pour certains elle est source davantage économique et crépuscule d'une règne de propension et pour d'autres, elle représente une menace auguste car elle favorise les opulents, les puissants au détriment des démunis et nécessiteux qui forment la majorité à l'échelle planétaire. En faisant un tour d'horizon sur l'économie nationale, on constate qu'il y a que le système douanier qui reste et demeure le fer de lance pour assurer la croissance économique. Or en cette phase de récession, la mondialisation préconise le soulèvement des barrières douanières. Ce qui va de soi que les impôts de la douane n'en seront point à la hauteur de fortifier ou plutôt de venir à bout de souffle de l'économie de l'Etat.

Le pays est obligé de prendre le pari de s'intégrer à l'économie mondiale dans son nouveau contexte. Ses préparations aux échéants liées à cette intégration exigent, à l'évidence, une mise à niveau de ses activités économiques. Or la plupart des activités économiques de l'Etat sont mal gérées et sous l'effet d'une structure archaïque, caractérisée par une centralisation accentuée du pouvoir, un organigramme informel, sinon inexistant. A cela, s'ajoute, un environnement économique qui évolue très lentement et qui reste marqué par la culture d'une période où les barrières douanières cachaient les insuffisances d'une administration figée. Aujourd'hui, quelque soit les moyens, les services douaniers n'ont plus d'autres choix que d'entrer dans la course à la mondialisation, d'où l'urgence de se mettre à niveau. Cela les poussera à une plus grande rigueur dans la gestion de leurs affaires afin de réduire leurs coûts de recettes pour être plus compétitives. Leur environnement économique auquel il conviendra de s'adapter est désormais marqué par la dé-protection douanières, le désengagement de l'Etat, l'arrivé massive de concurrents étrangers puissants et compétitifs.

A l'ère de la mondialisation, l'Etat voit son rôle redéfini, en passant d'un Etat protectionniste à un Etat régulateur. Les complications administratives, en l'occurrence celles des procédures, est un terrain fécond à l'apparition de maux dont il faudrait se débarrasser et en premier la corruption. Pour cela, l'Etat doit à travers ses établissements, instaurer une simplicité, une rationalisation et un raccourcissement des procédures administratives pour ne pas gêner les investissements et la contribution de la diaspora comorienne.

Aujourd'hui, l'Etat protége l'assiette nationale par des différents moyens : barrière douanières, impôts, pour assurer les charges, ce qui rend notre économie dépendante de cette protection. Donc d'ici 2012 une culture de qualité et de compétitivité doit être adoptée, en plus, toutes formes de protection doivent disparaître progressivement.

Parallèlement à ses mesures, l'Etat doit opter pour des mesures d'accompagnement des textes et des lois par rapport à la mondialisation, la modernisation du cadre juridique du gouvernement et son adaptation aux normes internationales, ainsi que le développement des infrastructures de base pour attirer les investissements étrangers, sans oublier l'assistance en matière de formation. Si la mondialisation imposera à notre pays de faire face, très vite, à ces insuffisances, elle lui ouvre la possibilité d'accéder à certains marchés des pays développés. Mais il doit payer le prix, à court terme tout au moins, car la mondialisation conduit à l'accentuation des inégalités de développement entre les pays du nord et le pays du sud et à la différenciation de développement au sein de chaque pays. En effet, elle implique pour un pays comme le notre et plus généralement pour tout pays du tiers-monde une re-colonisation intégrale sous des formes nouvelles.

Il faudrait gérer convenablement cette situation de manière à en atténuer les effets négatifs sur les plus démunis et surtout en réduire la durée par la mise en place de structures performantes dès à présent. En effet, dans les circonstances présentes « chômage de masse et augmentation de la pauvreté »dans notre pays, mon analyse considère que c'est plus important qu'il devient urgent de reformer notre système de prélèvement obligatoire, en raison des effets pervers.

Car dans notre pays, les impôts ont un double fonction : financer les dépenses publiques dont la plupart ont pour objet d'assurer l'égalité de chance entre la population « éducation, infrastructure, santé », et corriger par une redistribution le caractère trop inéquitable de la répartition des revenus. Et sans une transmutation des prélèvements pécuniaires de l'Etat, la couverture des charges publiques se laissera traîner et gommer dans la boue par les effets biscornus de la mondialisation.

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# Posté le lundi 19 mars 2007 08:19
Modifié le samedi 26 janvier 2008 11:31

pekos

pekos
ĉ'est pekos ki se tape là pose.1 renoi super dang et ki kiff tro ls meufs.
j l'appreci tel k'il est mm si c'1 sacré myto.
# Posté le samedi 17 mars 2007 16:53
Modifié le samedi 26 janvier 2008 11:25

you

you
ba là c'moi,on se tape un ti pose.
# Posté le samedi 17 mars 2007 16:38
Modifié le samedi 17 mars 2007 18:05

abdallah

abdallah
blaze:abdallah
localisation:Rabat
originaire:moroni
un ami et un grand moralisateur.
# Posté le samedi 17 mars 2007 16:23
Modifié le samedi 17 mars 2007 17:49

fahad

fahad
blaze:fahad
localisation:Rabat
origine:**moroni**Ntsaouéni**
# Posté le lundi 12 mars 2007 10:15
Modifié le vendredi 01 juin 2007 00:59